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22 Janvier 2026
FRANCE
Q
uatrième de couv. « Parce que j'eus l'impression que par trois fois mon père m'avait été enlevé - par mort, par crémation, par dispersion -, je me voulus en quelque chose gardien de sa mémoire et me mis en recherche d'un lieu où inscrire son passage dans ce monde. »
Quand ceux que nous aimons nous quittent, partant sans laisser d'adresse, vers où pouvons-nous encore nous tourner ?
Se souvenant de Rutebeuf : « Que sont mes amis devenus ? » et aussi de Villon : « Mais où sont les neiges d'antan ? », Éric Fiat, en écrivain et en philosophe, livre un texte bouleversant sur la place que notre époque fait (ou plutôt ne fait pas) aux morts. Il dit sa peur de l'oubli, l'importance des rites et la beauté des cimetières.
Et bien que sachant ce qu'ont de dérisoire nos protestations contre le néant vers lequel tous nous irons, il cherche avec la ténacité d'un enfant les traces de ses morts et leur sourire aimé.
« Où sont les morts ? Où vont-ils ? A-t-on besoin d'une tombe pour se souvenir ? Sommes-nous notre corps, et alors que reste-t-il de nous quand il se défait ? Que peuvent nous apporter les croyances multiples dans l'au-delà ? Ne comptez pas sur ce petit livre pour vous apporter des réponses. II fait mieux : il nous aide à ne pas oublier de poser des questions, et, face à l'absence, à les reformuler sans cesse, comme une protestation inutile, où notre condition se résume. »
Florent Georgesco, Le Monde des livres.
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Bonjour, Une question existentielle que nous pose ce petit livre « Où sont donc mes morts allés » d’Eric Fiat aux éditions Bayard. L’auteur se pose et nous pose la question de la mort et des rites qui y sont associés. Le devoir ou le désir de se recueillir dans un lieu défini et identifié sont de plus en plus absents de notre vie, avec le développement de la crémation et de la dispersion des cendres.
Pour certains c’est laisser ses morts tomber dans l’oubli, sous couvert de ne pas donner d’obligation à ses survivants. Pour d’autres, cela suffit pour se souvenir des êtres aimés.
Pour l’auteur, ne pas avoir de lieu où se recueillir lui semble impossible pour ne pas oublier ses morts. Il s’interroge et nous interroge par la même occasion sur ce qu’il reste après la mort.
Un ouvrage qui nous parle d’un sujet pas facile à évoquer mais qui fait partie des sujets importants d’une société. Beaucoup de références littéraires dans ce livre, qui malgré un sujet qui peut sembler ardu, se lit facilement et permet de se poser des questions.
J’ai beaucoup aimé cette lecture.
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« Où sont donc mes morts allés »
d’Eric Fiat
Aux éditions Bayard
Prix 16.90 Euros
192 Pages