Passion 💖 Musiques 🎶 Loisirs
2 Décembre 2025
FRANCE
A
vec “Gone”, Sam Macdonald débarque comme un coup de tonnerre : 2 minutes 29 de pur élan rock, rugueux, nerveux, et porté par un groove qui sent autant la poussière des amplis que l’insolence d’un riff qui ne demande qu’à être joué trop fort. On pense à la fougue cabossée de Captain Beefheart, au grondement fiévreux de Black Rebel Motorcycle Club, mais Sam en fait quelque chose de terriblement personnel — direct, sec, et jubilatoire.
Sa voix traîne avec une nonchalance parfaitement assumée, glissant sur des guitares râpeuses et un bassline espiègle qui pousse le morceau vers l’avant comme un moteur mal poli mais impossible à arrêter. C’est un morceau qui ne réfléchit pas : il vit, il vibre, et il demande clairement qu’on monte le volume.
“Je voulais juste faire quelque chose qui sonne fort, mais aussi vibrant et fun”, résume Sam. Mission accomplie.
Originaire de Carlisle, dans le nord de l’Angleterre, Sam Macdonald a grandi les oreilles ouvertes. Dans son paysage sonore d’enfance : Buddy Holly, les cassettes 50s et 60s de son père, puis cette vague de groupes scousers et nordistes qui ont redéfini une génération — The La’s, The Coral, Shack, Echo & the Bunnymen, Oasis, The Stone Roses.
À cela s’ajoutent des piliers intemporels comme Neil Young, R.E.M., Teenage Fanclub, The Rolling Stones, ainsi que le groove indémodable de la Motown. Même le hip-hop, avec son sens de la mélodie rythmique, a laissé une empreinte dans son écriture.
Tout cela se condense dans “Gone” : un morceau court, sec, instinctif, qui se fiche des détours et vise droit à la sensation. C’est le genre de titre qu’on rejoue aussitôt terminé, simplement parce qu’il fait du bien — brut, urgent, et bourré d’attitude.
Sam Macdonald ne cherche pas la perfection. Il cherche l’effet. Et avec “Gone”, il l’atteint en un éclair.