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Un Contrat ...

  FRANCE 

Un Contrat ...

Vue pour vous par Cath
Dans le cadre du #FestivalOff #festivalavignon

Un Contrat

Polar psychanalytique écrit par Tonino Benacquista ,

mis en scène par Stanislas Rosemin

A L'Adresse, (juste en sortie des remparts),
2, avenue de la Trillade - Avignon (84)
Tél : 04 65 81 17 85 / 06 16 82 04 03

  •  Informations → réservations

Programmation : du 7 au 31 juillet 2021 à 19h15

(relâche lundi 26)

 
"Un Contrat" est une pièce de théâtre, morceau de roman noir écrit par Tonino Benacquista, auteur entre autres, de la meilleure adaptation pour, « De battre mon cœur s’est arrêté", en 2006. Dans la « tasse de thé » de cet auteur, se retrouvent spécifiquement le roman et le scénario cinématographique ; cette pièce est sa première expérience en tant que telle.
 
Il est aisé de percevoir l’âme et le cœur de l’écrivain dans ce  spectacle, dans la façon de traiter le sujet et les Sujets, à savoir : la consultation à laquelle nous allons assister, au cours de laquelle devra logiquement se conclure une entente entre l’homme de science et son patient, si tous deux se mettent d’accord pour engager la thérapie.

C’est bien connu, un cabinet de psychanalyste doit d’être un lieu qui prête à la confidence.

Aussi, l’ambiance feutrée instaurée est-elle adéquate. Mais chez ce spécialiste prêt à recevoir son client, dès le départ, une ombre plane. On perçoit d’avance que le client à venir sera différent de ceux qu’il reçoit d'habitude. D’abord parce que si ce n’était pas le cas, le texte de Tonino Benacquista n’aurait pas de sens, c’est évident. Les confidences à l’homme de science et au public du « malade », ne pourront avoir d’intérêt que si elles sont « particulières ». Ensuite parce qu'un « je ne sais quoi » de tension émane de celui qui attend l’arrivée de l’autre.

Je cherche désespérément les noms des 2 personnages et n’en trouve pas. En ont-ils d’ailleurs ? A priori, ce n’est pas le cas. Ils sont sans noms, ils sont juste « le thérapeute » et "le gangster". Comme dans le titre que je n’ai pas besoin de citer du western connu de Sergio Leone. Sauf que ceux du film se prénomment. Ici ce n’est pas le cas, ils sont anonymes. Situation étrange ! Ils sont là, face à nous, mais nous ne savons rien de plus que ce qu’ils affichent. Le psychanalyste va t’il faire se révéler ces personnalités : la sienne et celle de son nouveau patient ?

L’ambiance de ce fait et pour d’autres raisons que l’on va découvrir, est feutrée et sombre, les éclairages ciblent les acteurs et les éléments du décor qui entrent alternativement dans le jeu : un canapé, une chaise, un fauteuil, un bureau. Tout est prêt pour signer l'engagement, "Le Contrat". Le thérapeute, réputé pour ses compétences, est installé à son bureau. Il a une allure très professionnelle, en impose par sa prestance, sa classe ; il ne dit rien, se concentre, attend. Nous aussi.

Le patient arrive, vêtu de noir, un blouson, le cheveu et la moustache sombre, typé mafioso italien. Dès lors, ce qui pourrait correspondre aux actes de cette pièce sera en fait une succession de rendez-vous durant lesquels le terme de « contrat » fera l’objet de différentes nuances, plus ou moins explicites, certaines d’entre elles plus proches du noir que du gris.

Défini par l’auteur lui-même comme un polar psychanalytique, nous sommes très près du drame, voire de la tragédie. Jérôme Jean, dans le rôle du thérapeute repris très récemment, en a le physique, la carrure de toute évidence, un peu moins "la trempe". Mais il réussit très bien, dans son jeu très nuancé, à exprimer successivement la crainte voire la peur, le doute, l’inquiétude, avant de gagner en assurance. Olivier Douau dans le rôle du truand angoissé, forcément de ce fait doublement dangereux, est parfait dans celui de l’homme inquiet, torturé, à l’emprise inquiétante.

Nous sommes sur un suspens, dans une action contenue, sournoise, où percent des malaises et un mal-être plus ou moins évidents. Les changements de situation sont matérialisés par des changements de places : canapé, fauteuil, chaises, occupés par l’un et l’autre alternativement, avec un revirement au final... Le jeu du thérapeute est sous tension, celui du gangster fluide dans son déroulement. C’est une pièce intrigante, qui doit nous faire réfléchir, entrer en analyse, et qui y parvient. Logique, direz-vous.

Compagnie du Nouveau Monde

Metteur en scène : Stanislas Rosemin

Interprète(s) : Olivier Douau, Jérôme Jean

Régisseur : David Ripon


Attachée de presse :
→ 
Dominique Lhotte

notre correspondante Avignonnaise

Rédaction : Catherine Giraud

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DIFFUSION 23/07/2021

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